Les changements apportés aux politiques visant à protéger l’approvisionnement en médicaments



« Les politiques visant à éviter les pénuries de médicaments doivent être mises en œuvre rapidement et sont destinées à être des mesures temporaires, mais néanmoins essentielles », déclare un pharmacien.


La pandémie actuelle de la COVID-19 a complètement transformé nos vies au quotidien. Les pharmaciens qui sont en première ligne continuent à fournir aux Canadiens des services essentiels de santé.

Il est évident que l’approvisionnement en médicaments doit être géré scrupuleusement afin d’éviter des pénuries de médicaments à l’échelle nationale. Alors que les patients n’ont actuellement pas à se préoccuper de l’accès à leurs médicaments, les pharmaciens ne pourront désormais remplir qu’une réserve de 30 jours, conformément aux directives établies par le ministère de la santé. Cette mesure vise à garantir que tous les patients du pays auront accès aux médicaments qui peuvent leur sauver la vie.

Interruption de l’approvisionnement en médicaments, dont les médicaments alloués

Bien que les pharmaciens garantissent qu’ils pourront commander les médicaments nécessaires dans la majorité des cas, les fournisseurs de produits pharmaceutiques peuvent avoir imposé des restrictions sur la quantité de médicaments qu’ils peuvent recevoir. C’est ce que l’on appelle les médicaments alloués.

Dans le passé, les pharmaciens pouvaient commander et recevoir 12 flacons d’un médicament. Aujourd’hui, ils ne peuvent recevoir qu’un paquet de deux flacons. Ainsi, si un patient obtient une réserve de trois mois de ses médicaments, cela pourrait signifier qu’un autre patient pourrait ne pas en recevoir du tout.

Une directive relative à la limite d’approvisionnement de 30 jours est mise en œuvre dans les pharmacies du Canada afin de garantir que les médicaments vitaux tels que les inhalateurs, les médicaments pour la tension artérielle et l’insuline soient accessibles à tous les patients équitablement.

Augmentation des frais d’exécution d’ordonnance, des services et des coûts

Les pharmaciens savent que la limite de 30 jours implique que certains patients paient des frais d’ordonnance plus fréquents. Lorsque certains patients prennent plusieurs médicaments, les coûts peuvent s’accumuler très rapidement. Les pharmaciens comprennent que la charge financière peut être difficile pour de nombreux patients.

Les politiques visant à éviter les pénuries de médicaments doivent être mises en œuvre rapidement et sont destinées à être des mesures temporaires, mais néanmoins essentielles. L’Association des pharmaciens du Canada a travaillé en étroite collaboration avec les gouvernements provinciaux et les assureurs pour faire face aux coûts supplémentaires pour les patients. Les gouvernements travaillent avec les fabricants pour faire face aux pénuries de médicaments en cours et la législation fédérale est en cours d’ajustement en réponse à la pandémie.

Les honoraires des pharmaciens sont des frais de service professionnel: chaque ordonnance est vérifiée pour s’assurer que la dose est correcte, que les effets secondaires sont surveillés et qu’il existe un stock suffisant pour tous les patients. Comme les pharmacies fournissent un service essentiel, elles doivent rester ouvertes, de sorte que les frais d’ordonnance contribuent à couvrir les coûts de fonctionnement tels que l’augmentation du personnel, les fournitures de nettoyage et les installations de barrières de protection.